Carl Andre, sculpteur américain, est une figure éminente
du mouvement minimaliste.
Il étudie la peinture à partir de 1951 à
la Philips Academy d’Andover, une école près
de Boston. C’est là qu’il rencontre le futur
cinéaste Hollis Frampton, lequel restera son ami. En 1954,
un voyage en Europe lui permet de découvrir l’œuvre
de Brancusi qui le marque profondément, au point qu’il
dira être un discipline du sculpteur roumain. En Europe,
il visite aussi le site des dolmens de Stonehenge en Angleterre.
De retour à New York, vers 1958, il partage l’atelier
de Stella alors que celui-ci réalise ses Black Paintings.
C’est à ce moment que Carl Andre s’intéresse
à la sculpture. Il réalise des œuvres en bois
proches de celles de Brancusi, matériau qu’il transformera
de moins en moins au profit du bois brut.
Ses matériaux de prédilection sont le bois, le plexiglas,
la brique, l’acier et le cuivre. Il réalise ses oeuvres
sur le lieu même de leur exposition et les conçoit
de telle façon qu’on puisse y marcher.
À partir de la 1ère exposition consacrée
à l'art minimaliste en 1966, ses œuvres ne cessent
d’interroger l’essence de la sculpture et la perception
des formes dans l’espace à partir du principe de
répétition.
Ses oeuvres sont révolutionnaires car elles éliminent
l’une des caractéristiques essentielles de la sculpture,
la verticalité. Avec cette horizontalité, Carl Andre
met ainsi en question le respect traditionnel qu’imposent
les œuvres, notamment ces statues, monuments érigées
pour célébrer les grands hommes et qui constituent
des points de repères aussi bien dans l’espace que
dans le temps.
Carl Andre revient à la verticalité à partir
des années soixante-dix, et, plus récemment, choisit
de travailler la pierre et le marbre.