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En 1997, Virgine Barré débute une série de
collaborations avec la Zoo Galerie de Nantes. Elle effectue de nombreuses
résidences en France et à l’étranger
(Marseille, Hambourg, Glasgow), et participe à des expositions
de groupe : Musée des Beaux-Arts de Rodez, Friche de la Belle
de Mai et Galerie Tohu-Bohu (Marseille), Galerie Prima (Kiel), Künstlerhaus
de Hambourg, Tramway (Glasgow), Forum Grimaldi (Air Air, Monaco).
L’année 2000 est marquée par plusieurs expositions
personnelles : Ecole des Beaux-Arts de Nantes, Lorient, Public (Paris),
Friche de la Belle de Mai.
Depuis les première sculptures, datant du milieu des années
90, jusqu’à ses installations les plus récentes,
mais aussi au travers de son œuvre dessinée, Virginie
Barré convoque les ressources du polar et du film noir pour
mettre en scène des fictions au réalisme frappant
et à l’ambiguïté troublante. Travaillant
d’une manière presque classique, jouant du poids des
corps, de leur mesure, d’un trait précis et descriptif,
elle propose au travers de ses dispositifs des scénarios
tronqués, d’étranges et violentes représentations
de l’inertie du corps abandonné, évocations
de la mort et du crime.
De ses premiers travaux de sculpture où le corps, bien qu’à
couvert sous les métaphores, occupait déjà
une place prépondérante, Virginie Barré a conservé
la part la plus morbide. Aujourd’hui, elle dessine et met
en scène ses amis ou de parfaits inconnus dans des postures
fort peu enviables, laissés pour morts, les membres désarticulés
sur de larges flaques de sang factice, acteurs de fait-divers par
hasard. Les installations de Virginie Barré ne sont pas des sculptures.
Elles jouent à postuler que quelque chose a eu lieu, mais
elles postulent ceci sur le ton du simulacre et de la blague, avec
des résurgences de roman noir et des figures de style empruntées
aux productions de séries B. Les titres eux-mêmes participent
de la théâtralisation : Cache-cache petit mort (1994),
Petites funérailles (1995), Corps morts (1996). Chaque installation
de Virginie Barré semble rappeler que rien ni personne ne
doit sortir d’ici vivant, à commencer par la narration,
le plus souvent évacuée de la mise en scène,
au profit du seul climax. Les œuvres de Virginie Barré
"ne racontent pas d'histoires, [elles] les contiennent." |
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Expositions |
2003 - Overlook, Villa Arson, Nice
2001 - Rouge total, Le Parvis, Ibos
2001 - Dedrum, Galerie Loevenbruck, Paris
2001 - Les Rêveurs, Friche de la Belle de
Mai, Marseille & Galerie Ipso Facto, Nantes
2001 - Computer Cosmos, Galerie Vigna
2000 - Help, agence Jestin Robert, Erban, Nantes
2000 - Zooptic, Public, Paris
2000 - Les expositions de ma manche rouge, Lili
Reynaud, Nantes
2000 - Pauvre Jack, Galerie des beaux-arts, Lorient
1998 - Pulp, Association 1998, Nantes
1997 - Pare-contres, Galerie des beaux-arts, Perpignan
1994 - Cache-cache petit mort, Galerie Oxymore,
Nantes |