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Christian Bizeul

Christian BIZEUL

Le parcours et la continuité de l'oeuvre de Christian Bizeul semblent être un continuel «chassé-croisé» ponctué de périodes qui souvent passent insensiblement de la figuration à l’abstraction et vice et versa.

On retrouve également en parallèle une pratique fidèle et quotidienne du dessin comme on le ferait d’un journal. Des thèmes récurrents et ce depuis le début de sa création semblent être marqués par un doute existentialiste, en particulier au travers de représentations tragi-comiques tels que : «Les danses des morts», «Les petits guerriers», «Les 1003 femmes de Don-Juan», «Les hommes de pouvoirs», «Les portraits d’ancêtres» etc…

L’autre aspect de cette production possède un penchant agnostique, l’on voit apparaître des sujets sur le thème «Des Vanités», «Des Anges», ainsi que des séries abstraites et répétitives aux formes organiques. L’ensemble de son oeuvre est bouillonnante, boulimique, inscrite comme une quête, un questionnement à la fois plastique et émotionnel mais qui jamais n’a la prétention d’obtenir une quelconque réponse, une quelconque vérité.

«Regardez-la bien, la peinture de Bizeul, et si vous comptiez vous poser, vous pourrez toujours courir, car vous allez rêver comme des dératés. Un vrai rêve, il n’y a que cela de vrai. Cela tient de la lanterne magique et du kaléidoscope à vous en écarquiller les yeux. Une prédilection –quand bien même cela s’encadre à angle droit- pour ce qui se déroule en bandes, bandelettes, ou tourne en rond. Tu nous ouvres, Bizeul, les yeux quand tu entrouvres le rideau sur des paradis perdus d’avance et qui, pourtant, refusent de jouer perdants, de s’avouer vaincus, de se laisser basculer dans la benne du grand bof. Beaucoup de craies de couleurs tenteront donc, pathétiquement, de masquer le fond du tableau noir : un désespoir humain mérite bien qu’on le macule, qu’on le maquille, et qu’on y mette quelques mèches de la moumoute que l’on porte pour sauver un peu de sa dignité ; de cette dignité que vous contestent les embûches de la marâtre existence. Des anges qui entament l’ultime tango, Le temps d’une chute dans la gueule du temps. Et c’est encore toi, Bizeul, Toi qui relèves de la bise Vivifiante et du glaïeul.» Charles Frédéric, 2006.