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Jean-Luc Blanc

Jean-Luc BLANC

Jean-Luc Blanc sort de la Villa Arson à la fin des années 80, participe aux expositions phare françaises du début des années 90 comme "French Kiss 2" et "Il faut construire l'hacienda", squatte un atelier en ruines à l'Hôpital Ephémère, vend ses dessins facilement, apparaît la nuit en cuir noir accompagné d'un loup aux yeux injectés d'or, voit plusieurs films par jour, et passe à la télévision à l'heure des insomniaques. Paris devient sa ville en 1990.

Si les dessins et les peintures de Jean-Luc Blanc semblent constituer une compilation du déjà là, en réalité, ils s'en dégagent en modifiant sensiblement les images à partir desquelles il travaille, Jean-Luc Blanc leur confère une charge nouvelle, il leur donne une autre voix, active leur potentiel. Il les recharge.

Ainsi, que ce soient les nombreux visages qui fixent et apostrophent le visiteur ou qu’il s’agisse des natures mortes habitées qui parsèment cette interzone entre le monde des morts et celui des vivants, toutes ces oeuvres fascinent et repoussent, parce qu'elles travaillent l'idée même de la pétrification. Le trouble perceptif "atmosphérique" qui en découle est d'autant plus persistant que l’apparente simplicité de ces saynètes quasi-cinématographiques et le côté ordinaire des stars, demi-stars et illustres inconnus absorbés et tenant tête ne permettent pas, d’emblée, de comprendre la longue maturation qui les a vus naître.