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André Breton

André BRETON

Ecrivain, poète, essayiste, André Breton est le fondateur et principal théoricien du Surréalisme.

Fils unique d’une famille de la petite bourgeoisie, il publie ses 1ers poèmes dans la revue littéraire de son collège. En 1914, il adresse des poèmes à la revue "La Phalange" dirigée par le poète symboliste Jean Royère qui les publie et met Breton en relation avec Paul Valéry.

Pendant la 1ère guerre mondiale, découvrant la «psychoanalyse» de Sigmund Freud, Breton est affecté au Centre de neurologie de Saint-Dizier où il rentre en contact direct avec la folie, qu’il refuse de voir comme un déficit mental mais plutôt comme une capacité à la création.

En 1918, André Breton évoque le projet en commun avec Aragon et Soupault, d’un livre sur quelques peintres comme Giorgio De Chirico, André Derain, Juan Gris, Henri Matisse, Picasso, Henri Rousseau... Inspirés par les publications Dadaïstes venues d’Allemagne, Aragon, Breton et Soupault fondent la revue "Littérature" en 1919. Paul Éluard intègre le groupe le mois suivant.

«Les Champs magnétiques», ouvrage publié en 1920 est considéré comme l’élément précurseur du Surréalisme. Avec Picabia et Tzara, André Breton organise les manifestations Dada qui suscitent volontairement incompréhension et scandales. Peu après, Breton prend néanmoins ses distances et considère le pessimisme absolu des dadaïstes comme de l'infantilisme.

En 1924, paraît «Le Manifeste du Surréalisme» où Breton évoque le chemin parcouru et définit ce nouveau concept, revendique les droits de l’imagination, plaide pour le merveilleux, l’inspiration, l’enfance et le hasard objectif.

En 1929, André Breton tente de relancer le mouvement par un effort de dépassement de la révolte fondatrice avec la parution du 2nd manifeste du Surréalisme. Se séparant des tièdes, des esthètes et des rebelles, Breton justifie son intransigeance par sa volonté de «découvrir ce point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement.» Les exclus réagissent en publiant un pamphlet intitulé «Un cadavre». Dès lors, les adversaires sacreront Breton «Pape du Surréalisme».

En 1938, André Breton organise la 1ère Exposition internationale du Surréalisme à Paris. Cette même année, il voyage au Mexique et rencontre Frida Kahlo, Diego Rivera et Léon Trotsky avec qui il écrit le manifeste «Pour un art révolutionnaire indépendant». Quelques années plus tard, André Breton fonde la revue VVV avec Marcel Duchamp.

Malgré les polémiques, Breton poursuit les activités du Surréalisme. Jean-Paul Sartre considère alors les surréalistes comme des petits-bourgeois. André Breton retrouve Georges Bataille pour une nouvelle Exposition internationale du Surréalisme dédiée à Éros, donne régulièrement son concours pour nombre d’artistes inconnus en préfaçant les catalogues d’exposition, et participe à plusieurs revues surréalistes comme Médium, Le Surréalisme même, Bief, La Brêche...

À partir de 1947, André Breton s'intéresse de près à l’Art brut. Avec Jean Dubuffet il participe à la création de la «Compagnie de l'Art brut», qui vise à «rassembler, conserver et exposer les œuvres des malades mentaux». En 1965, il organise la 9ème Exposition internationale surréaliste intitulée L’Écart absolu.

En 1966, souffrant d’une insuffisance respiratoire, André Breton est rapatrié de Saint-Cirq-Lapopie à Paris où il meurt le 28 septembre.