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Stanley Brouwn

Stanley BROUWN

Depuis le début des années 60, Stanley Brouwn refuse tout catalogue personnel contenant d’autres indications que la stricte description des œuvres exposées. Son retrait de toute scène publique (ainsi n’est-il jamais présent à ses vernissages) explique en partie la discrétion dans laquelle est tenu son travail. Il s’agit pourtant d’une œuvre fondée sur une rigueur et sur une cohérence internes, qui en font l’une des œuvres les plus significatives de l’Art Conceptuel.

Toutefois, à la différence d’autres artistes conceptuels, Stanley Brouwn se situe toujours par rapport à une réalité physique. Son langage se constitue non à l’intérieur d’un champ clos, mais toujours dans un rapport au monde.

Après avoir détruit ses dessins et ses peintures antérieurs, puis côtoyé des artistes de Fluxus, il réalise en 1959 à Amsterdam ses premières expériences : il pose sur le sol des feuilles de papier qui conservent la trace du passage des piétons. En 1960, il commence la série This Way Brouwn, croquis d'itinéraire esquissés par des passants auxquels il demande son chemin et où il impose ensuite son tampon.

Ces croquis n’interprètent rien ; ils décrivent une activité à la fois physique et mentale et inscrivent le lien que l’artiste entretient avec l’espace. Bien avant les artistes conceptuels américains, Stanley Brouwn montre que l’art peut naître de situations banales, être une trace de l’échange social qui en découle. L’œuvre n’est plus un objet unique aux qualités esthétiques imposant sa contemplation, mais le constat d’une activité : le déplacement du corps dans l’espace.

A partir de 1964, il systématise sa méthode en associant l’activité décrite au comptage précis des éléments qui la composent.