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Né à Toulouse en 1952, Jean-Marc
Bustamante entreprend tout d’abord des études d’économie,
avant de s’initier à la photographie, notamment auprès
de Denis Brihat, photographe de natures mortes, puis de William
Klein dont il devient l’assistant au milieu des années
70.
Formé dans le milieu de la photographie
traditionnelle, il restera toujours attentif à la qualité
technique de ses images, tout en introduisant ce médium au
cœur de l’art contemporain.
A partir de 1978, il réalise des photographies
couleur, de grand format, qu’il intitule Tableaux. Ce sont
principalement des paysages, genre traditionnel descriptif, des
images de sites sans qualités particulières, à
la lisière des villes, dans le sillage des impressionnistes
qui travaillaient à Argenteuil ou à Saint-Ouen.
En 1983, il rencontre le sculpteur Bernard Bazile
avec lequel il collabore pendant trois ans, sous le nom de BAZILEBUSTAMANTE,
pour produire des objets relevant du champ artistique contemporain.
Cette expérience le conduit à associer la photographie
à la sculpture sous forme d’installations. Ainsi, certaines
photographies de la série des Stationnaires (1990-91) sont
présentées dans des caissons de bois, interrogeant
le conditionnement de notre regard sur l’image.
Il travaille aussi sur la matière des supports d’impression
photographique en jouant, par exemple, sur la transparence avec
la série des Lumières, 1989-1990, composée
de sérigraphies sur plexiglas.
De même, pour la Biennale de Venise 2003,
où il représentait la France, il transforme l’espace
du pavillon français en remplaçant les vitres des
fenêtres par des glaces teintées. Il en fait ainsi
une sorte de "boîte lumineuse" qui attire le spectateur
par son mystère et l’amène à porter un
regard neuf sur les photographies accrochées à l’intérieur. Jean-Marc Bustamante enseigne actuellement à
l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris
dans le département multimédia. |