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George Condo

George CONDO

George Condo est l’un des artistes américains vivants dont l’influence se fait le plus largement sentir sur la scène contemporaine. Il occupe depuis près de trente ans une place de 1er plan. Ses peintures, dessins, estampes et sculptures se nourrissent d’une longue tradition artistique européenne, métissant des sources d’inspiration aussi diverses que Raphaël, Goya, Vélasquez, Picasso et Manet. Dès ses débuts de peintre dans le New York des années 1980, il a affirmé son style singulier pour lequel il a d’ailleurs inventé la catégorie du «réalisme artificiel». Ce langage pictural éminemment original a profondément marqué la génération suivante.

Artiste consacré par ses pairs, George Condo l’est assurément, et sa fidélité inflexible à la voie qu’il s’est tracée offre un exemple à bien des jeunes artistes. Il a réintroduit les techniques des maîtres dans la peinture contemporaine en allant à contre-courant d’une époque dominée par la Figuration libre, la transavantgarde et le Néo-expressionnisme. Dans les années 1990, sa façon de revisiter les tableaux de maîtres a stimulé l’imagination de nombreux peintres de la génération de Glenn Brown et John Currin, pour ne citer qu’eux. Depuis lors, il n’a pas cessé de surprendre et de séduire le public avec des œuvres volontiers grotesques qui traduisent une profonde sensibilité à la grande tradition picturale. «Il élève la drôlerie élégante à un niveau quasiment insurpassable par n’importe quel autre peintre contemporain», souligne le critique new- yorkais Peter Schjeldahl. Il décompose et recompose les archétypes repérés dans notre vaste paysage culturel, depuis la Playboy Bunny jusqu’à la reine Élisabeth en passant par Dieu et Superman. Condo ausculte les fondements de notre société. Ses inventions picturales truculentes et sa galerie de «portraits imaginaires» oscillent entre comique et tragique, entre bizarrerie et beauté classique.

George Condo a étudié l’histoire de l’art et la théorie musicale à l’université du Massachusetts à Lowell. Il commence à exposer à New York en 1981, dans diverses galeries de l’East Village. C’est la galerie Ulrike Kantor à Los Angeles qui organise sa 1ère exposition personnelle en 1983. L’année suivante, il présente quatre expositions personnelles, dont deux à l’étranger (à Ténériffe et à Cologne) et deux autres à New York, simultanément. Au fil des ans, on a pu voir ses œuvres dans de nombreux musées, tant en Europe qu’aux États-Unis ou au Mexique. Elles sont entrées aussi dans les collections d’institutions aussi prestigieuses que le Museum of Modern Art, le Whitney Museum of American Art et le Solomon R. Guggenheim Museum à New York, et l’Albright-Knox Art Gallery à Buffalo.