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Toujours passionné par toutes les recherches
scientifiques, Dali rapporte d'un de ses voyages outre-atlantique
en 1962 le « monocle électrocular ». Destiné
à l'aéronautique, cet appareil de prises de vues capte
les images et les transmet par télévision à
une lunette qui joue le rôle d'écran. Cette lumière
était conçue de manière à permettre
à l'oeil de distinguer l'image télévisée
tout en continuant à voir normalement ce qui se trouve dans
son champ visuel. La double vision est réalisée, un
peu comme les visions provoqué par l'irritation de la rétine
ou l'effet de drogue comme la mescaline, le LSD ou autres champignons
hallucinogènes.
Dali s'intéresse également de proche
à la cybernétique, science constituée par l'ensemble
des théories relatives aux communications et la régulation
dans l'être vivant et la machine.
L'oeuvre de Salvador Dali durant les années
60 est marquée par 2 tableaux majeurs, synthèses remarquables
des techniques picturales passées et présentes : la
Pêche aux thons (1966-67) et le Torero hallucinogène
(1968-70).
La Pêche aux thons est le résultat
de 40 années d'expériences picturales mêlant
surréalisme, pointillisme, pop et op art, et l'art psychédélique.
On retrouve dans la dualité des images du Torero hallucinogène
l'illusion d'optique et toute l'imagerie dalinienne, la mouche,
Gala, la vénus, le thème de la mort, etc.
En 1963 paraît le « Mythe tragique
de l'Angélus de Millet », suivi en 1964 du «
Journal d'un génie ».
Durant le début des années 70, Dali se consacre à
la création d'un musée dans sa ville natale, dans
l'ancien théâtre de Figueras. Inauguré le 23
septembre 1974, on y retrouve dans un décor surréaliste,
des reproductions de tableaux, des objets, une pièce trompe
l'oeil. C'est un happening permanent, un véritable «
ready made » dalinien.
En parallèle, Dali explore les nouvelles
technologies modernes de l'image en trois dimensions et plus particulièrement
les images holographiques. Il présente en mai 1973 son premier
chrono-hologramme, technologie qu'il délaissera rapidement
fautes d'avancées technologiques majeures dans ce domaine.
En 1978, c'est la première de son scénario
de film Babaouo au théâtre du musée Dali, basé
sur le livre paru en 1932.
Faute d'immortalité garantie, Dali croule sous les honneurs.
En 1978, il est décoré de la Grande Croix d'Isabelle
la Catholique, la plus haute distinction espagnole, et est élu
à l'Académie des Beaux-Arts de l'Institut de France
comme membre associé étranger. |