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Denis Fremond

Denis FREMOND

Fascinant Denis Frémond. Tant par le mystère qui entoure son parcours (impossible par exemple de trouver une notice biographique digne de ce nom sur la toile) que par cet humour dont il fait preuve dans les quelques interviews qu’il a données. Et pourtant il tient à jour sur son blog un journal très détaillé. Mais celui-ci est tout aussi énigmatique.

Ainsi ce dimanche 7 janvier 2007 écrit-il : «Rêve de cette nuit : je suis en train de peindre et une personne se tenant à ma gauche me lit des passages de Rilke, "Lettres à un jeune poète", je m'interromps pour tenter de savoir d'où vient cette voix, car il n'y a personne, je suis seul dans cette grande pièce, plus grande que dans la réalité... Dehors, il ne s'agit pas de Paris, mais d'un paysage de campagne, plat, quelques arbres, des éoliennes dans le lointain, dont le bruit léger se propage dans la pièce comme celui d'une pendule, y instaurant une prodigieuse sensation de calme».

J’aime bien ce mystère qui entoure Denis Frémond. On sait juste qu’il «est venu tard à la peinture, après un détour par le théâtre, puis par le dessin de presse, période au cours de laquelle il a publié plusieurs livres».

Mais que sa peinture est belle. Il peint avec magie Intérieur et Extérieur. Il aime à capter ces atmosphères éphémères. Comme dans les tableaux d’Edward Hopper, ses personnages semblent seuls. Mais à la différence du peintre américain, la solitude n’est pas ici synonyme de tristesse, juste de mystère…

Article écrit par Guy Jacquemelle