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Alberto Giacometti

Le père d'Alberto Giacometti, lui-même peintre impressionniste, amène son fils à s'intéresser très jeune à la sculpture. Giacometti part étudier à l'École des Beaux-Arts de Genève avant d'aller à Paris en 1922. Il y fréquente l'Académie de la Grande Chaumière de Montparnasse et suit les cours de sculpture d'Antoine Bourdelle, lui-même élève d'Auguste Rodin. En 1926, sous l'influence d'artistes tels que Brancusi, Laurens et Lipchitz, Alberto Giacometti se familiarise avec le cubisme.

Giacometti a sculpté des œuvres proches de l’abstraction desquelles ressort un parfum issu des arts primitifs (Femme cuillère, 1926). L'artiste rencontre Louis Aragon et André Breton et rejoint le mouvement surréaliste. En 1927, Alberto Giacometti expose au Salon des Tuileries ses premières œuvres surréalistes. Il réalise des œuvres explorant les tensions de l’inconscient sexuel tout en évoquant la violence et la mort (Femme égorgée, 1932). Sa 1ère exposition personnelle a lieu en 1932.

A partir de 1935, Giacometti se concentre sur l’étude de la tête humaine. Il s’attache particulièrement au regard. Il commence alors une nouvelle phase esthétique. Les membres des figures sont étirés jusqu’à l’extrême. Le modèle est parfois représenté dans l’attitude de la marche, en référence à L’Homme qui marche de Rodin, véritable défi au mode de conception de la sculpture. Les visages deviennent comme des lames de couteau (Le Nez, 1947). Il peint également des portraits et autoportraits où le regard est perdu dans un réseau de lignes qui emprisonnent la figure. Il exécute des sculptures cubistes pendant un temps, puis il revient à un travail plus orienté vers "un double de la réalité".

Ce n'est qu'en 1947 qu'il montre des dessins et des sculptures. Ses peintures sont marquées de lignes qui définissent l'espace (Diego, 1958). Ses bronzes ou ses plâtres sont des effigies nues, allongées, étirées, creuses.

Giacometti écrit pour la revue Le Surréalisme au service de la Révolution, aux côtés d'artistes tels que Pablo Picasso, Joan Miró, Max Ernst mais également Jean-Paul Sartre, Samuel Beckett, Paul Eluard ou encore André Breton.

Pendant la 2nde Guerre mondiale, il vit à Genève. Il y rencontre Arnette Arm qu'il épousera en 1949 à Paris. C'est pendant ce mariage que Giacometti sera le plus productif. A la fin de sa vie, ses œuvres sont exposées partout en Europe. En 1965, il part aux États-Unis pour exposer au Musée d'Art moderne de New York.

Après la guerre, son œuvre est saluée dans de nombreuses rétrospectives et obtient un grand succès. Il reçoit le prix de sculpture à la Biennale de Venise de 1962. Alberto Giacometti meurt des suites d'un cancer en Suisse le 11 janvier 1966.

Oeuvres