Depuis 1969, Hans Haacke consacre son oeuvre à
décrire le lien existant entre l'art et le pouvoir économique
ou le politique, ceci notamment à travers une dénonciation
des relations des artistes avec les mécènes financant
leurs projets.
L'artiste travaille à partir de photos,
d'affiches de sigles et de logos dont il détourne la signification.
Le travail d'Hans Haacke tourne également autour du droit
à l'existence d'un art autonome.
Hans Haacke se positionne dans une posture de résistance
permanente et dénonce régulièrement différents
acteurs de la société : musées, sociétés
anonymes, intellectuels, politiques. La qualité de son travail
est extrêmement précise et ce en réponse à
la perfection déployée par les grandes sociétés
dans leur politique de communication, surtout lorsqu’elles
intègrent l’art comme élément d’autorité
sur les consciences. En 1993, l'artiste remporte le grand prix de la
biennale de Venise grâce à une oeuvre forte traitant
de l'Allemagne et son travail de mémoire. |