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Susan Hiller

Susan HILLER

Susan Hiller vit en Angleterre depuis 1973. Après avoir exploré les possibilités du happening, des actions collectives, elle s’est heurtée à ce qu’elle considérait comme une impasse. Ses «Hand Grenades» (1969-1972) qui présentent les cendres de peintures qu’elle a réalisées, peuvent être interprétées comme une attaque très violente contre la peinture. Bien qu’elle n’expose pas de peintures, elle poursuit un travail dans ce domaine, qu’elle détruit de façon quasiment rituelle à intervalles réguliers.

Elle a choisi de prendre l’ensemble du patrimoine visuel à notre disposition comme point de départ de son travail. Elle procède à un inventaire qui relève à la fois de l’ethnographie et de l’histoire de l’art, du film, de l'image en général.

Elle a débuté cette recherche en recensant l’image de la vague telle que l’on peut la trouver sur les cartes postales vendues dans les stations touristiques. Cette série intitulée «Dedicated to the Unknown Artists» (1972-1976) est sans doute l’une de ses réalisations les plus connues.

En 1999, elle réalise «PSI Girls», une installation qui prend des extraits de 5 films dans lesquels des filles ont des pouvoirs surnaturels. «The J-Street Project» (2002-2005) est un inventaire de 303 rues ou chemins dans lesquels le mot juif apparaît en Allemagne, traces, mémoires d'une présence disparue. Ce sont des photos de chemins en campagne ou dans les villes.

Dans « Clinic 2004» on entend les récits d'individus qui ont eu une expérience de la mort très proche. «Witness 2000» présente les témoignages de personnes qui ont assisté à des phénomènes extraordinaires.

Les travaux de Susan Hiller sont consacrés à la mémoire, à la psychologie, au récit et à l'image elle est une personnalité à la fois artiste, ethnographe, critique qui utilise ses expositions et les ressources visuelles pour communiquer et prendre position.