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J'aime disséquer la
société, la regarder de l'intérieur de ses
tripes. Mon travail
s'immisce lui-même dans une synthèse d'une figuration
du comique-grotesque et d'un formalisme abjecte qui souhaite l'interpénétration
et la dynamique entre le processus, le contenu, le spectateur et
moi-même.
Tout ce que nous faisons
dans la société est caractérisé par
la volonté de cacher l'aspect animal de l'humanité.
Nous aimons nous détruire nous-mêmes. Un jour d'une
vie sur notre planète est pleine d'histoires qui démontrent
la face répugnante de la nature humaine. En réponse
à ceci, mon imagination s'est dirigée vers un royaume
de fantasmagorie hallucinatoire et de carnaval charnel.
Dans
mes peintures, je dirige un monde de personnages cauchemardesques
qui réalisent des singeries grotesques. Les créatures
dans ces peintures sont simultanément en train de se dévorer,
de copuler ou de se massacrer entre elles. Dans
certaines peintures, j'expose des intestins tortueux, des viscères
en fleuraison et des représentations de la chair dans toute
sa beauté et son horreur. Dans
d'autres travaux, le corps grotesque est caché par des vêtements
fleuris, suggérant que sous le voile de la culture et de
la sophistication nous restons tous d'insatiables bêtes.
Aaron Johnson, 2005
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