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Yves KLEIN

1958 :

Le 21 janvier, Yves Klein signe le contrat pour le décor du nouveau théâtre de Gelsenkirchen. Il fait partie de l'équipe internationale lauréate du concours, constituée aussi par les Allemands Norbert Kricke et Paul Dierkes et par l'Anglais Robert Adam.

Le numéro 1 de la revue allemande Zero paraît avec un article d'Yves Klein «Ma position dans le combat de la ligne et de la couleur» publié en allemand («Meine Stellung im Kampf zwischen Linie und Farbe»).

Début avril, il voyage en Italie et admire à Assise le bleu des fresques de Giotto qu'il désigne comme son prédécesseur. Le 26 avril, à 23h, en présence d'Yves Klein et d'Iris Clert, EDF fait un essai d'illumination en bleu de l'Obélisque de la place de la Concorde, en préparation de la séance programmée pour la soirée du 28 avril. Du 28 avril au 12 mai a lieu «La Spécialisation de la sensibilité à l'état matière première en sensibilité picturale stabilisée» à la galerie Iris Clert à Paris, ensuite dénommée l'«exposition du Vide». Le carton d'invitation comprend un texte de Pierre Restany et un timbre poste bleu. Le soir du vernissage, l'éclairage de l'obélisque de la place de la Concorde est interdit par le Préfet. D'après Yves Klein, le 28 avril, jour de son 30ème anniversaire, sa mère lui offre "L'Air et les songes" de Gaston Bachelard (1943).

Le 20 mai, Yves Klein écrit au président des Etats-Unis Eisenhower une lettre intitulée "The Blue Revolution". Le 5 juin, au cours d'une soirée, il présente pour la 1ère fois l'exécution d'une œuvre avec un «pinceau vivant» (le terme «Anthropométrie» sera utilisé à partir de février 1960 par Pierre Restany). L'événement a lieu Ile Saint-Louis à Paris, dans l'appartement de son ami Robert Godet, président de la Fédération internationale de judo, éditeur et collectionneur d'art contemporain.

Yves Klein s'installe rue Campagne-Première, à Montparnasse. En septembre, il voyage avec sa tante Rose en Italie. Il se rend pour la première fois à Cascia où il dépose un monochrome IKB au sanctuaire de sainte Rita en remerciement de la commande pour Gelsenkirchen. En octobre, il commence à travailler sur le chantier de Gelsenkirchen où il réalise ses premiers «reliefs-éponges».

Le 17 novembre ouvre l'exposition d'Yves Klein et Jean Tinguely, «Vitesse pure et stabilité monochrome» à la galerie Iris Clert. Les deux artistes y présentent des œuvres réalisées en collaboration : des disques bleus tournant à haute vitesse.