> Accueil > Artistes > Martina Klein

Martina KLEIN

L’œuvre de Martina Klein n’a pas un long développement. Elle est sortie de l’École des Beaux-Arts de Cassel en 1988.

«Je ne regarde pas les couleurs d’une manière matérialiste. La couleur c’est d’abord une circonstance, un phénomène qui dépend de la façon dont on travaille et de la lumière dans laquelle on se trouve au moment de peindre. Je peins de préférence avec la lumière naturelle. Il est merveilleux de voir les couleurs varier à la lumière d’un jour. Il y a les couleurs et à côté, les formes.

Actuellement je peins des formats dont les proportions sont de deux sur un, de différentes tailles, avec des partitions variées. Chaque couleur occupe la même surface sur la peinture ; les couleurs, côte à côte, ont chacune la même valeur et cependant chacune crée son propre espace, établit une relation particulière avec les autres couleurs.»

Dans cette déclaration assez laconique de 1993, l’artiste tenait sa peinture à l’écart de toute affectation grandiloquente, de toute idée de style particulier.

On a rapproché son entreprise de celles d’illustres prédécesseurs comme Brice Marden ou Robert Ryman. La géométrie n’est ici qu’une sorte de donnée modeste qui fournit un point de départ à une expérience phénoménologique, portant à la fois sur les qualités visuelles et le procès de fabrication du tableau.

En 1994 les formats de double carré ont laissé la place à des tableaux de format horizontal traversés par une ou plusieurs bandes. On peut penser, comme précédents, à des œuvres de Kenneth Noland, ou à Patricia’s Pillow d’Olivier Mosset (1986). Martina Klein semble poursuivre la tradition d’une certaine ontologie de la peinture, de l’analyse de son champ.