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Aki Kuroda

Aki KURODA

Peintre, sculpteur, metteur en scène, Aki Kuroda vit et travaille entre Tokyo et Paris.

Enfant, le jeune Japonais Aki Kuroda fit son apprentissage visuel à partir de la célèbre revue des années trente Le Minotaure, puis connut un véritable choc esthétique avec la découverte de Picasso et de Dali. Supportant mal le poids de l'ancestrale tradition japonaise, il choisit de s'évader de Tokyo, part voyager à travers l'Europe et les Etats-Unis.

Remarqué dès les années 80 pour ses silhouettes et ses toiles monochromes, ses oeuvres n'ont cessé d'inspirer des gens de lettres comme Marguerite Duras, Michel Foucault ou Pascal Quignard.

En 1985, il édite la revue Noise à laquelle ont participé, entre autres, Jacques Derrida et Michel Serres.

Parallèlement à la peinture, il conçoit notamment les décors du ballet Parade pour Angelin Preljocaj en 1993 à l'Opéra de Paris et au Festival d'Avignon dont il créera les affiches en 1993 et 2000. Il est aujourd’hui représenté par la galerie Maeght à Paris.

Dans une quête de synthèse entre art occidental et art oriental, la couleur et la liberté du geste caractérisent son univers personnel de signes où la poésie est largement exprimée. Aki Kuroda interroge les liens qui unissent l’homme à la nature, en recherchant une vérité enfouie dans la mémoire et dans le temps, pour mieux dénoncer les métamorphoses que l’homme inflige à l’univers.

Aki Kuroda est un homme des "passages" : entre les cultures, entre l'Orient et l'Occident, entre le calme épuré de l'univers zen et le fourmillement du graffiti, entre l'âme et le corps, entre les mythes archaïques et le futur à inventer, entre les arts enfin, qu'il s'agisse de dessin, peinture, gravure, sculpture, fresque, photographie, décor, installation et scénographie. Depuis les années 90, il est à l'initiative d'un projet singulier, Cosmogarden, série de "spectacle-performances" qu'il élabore avec des danseurs et des architectes.

Kuroda se veut aussi un penseur et, dans la mesure du possible, un réformateur de la ville : la ville fonctionnaliste occidentale ayant fait l'aveu de son échec, "l'artiste doit créer dans la ville un espace différent, quelque chose de tordu, une jachère, pour que les gens puissent retrouver la dimension humaine", aime-t-il à répéter.

Sources : Exposition Art Sénat et MEP