> Accueil > Artistes > David LaChapelle

David LaChapelle

David LACHAPELLE

David LaChapelle est l’un des plus grands photographes de mode de ces dernières années. Son 1er cliché serait une photographie de sa mère, Helga LaChapelle en bikini et un verre de Martini à la main, sur un balcon de Puerto Rico. Ce fut le déclenchement de sa passion.

En 1977, il s’inscrit à l’École des arts de Caroline du Nord avec l’idée de devenir peintre ou illustrateur. Mais la photo l’a déjà imprégné et son choix s’affirme en photographiant ses camarades d’école. L’année suivante, il tente sa chance à New York. A son arrivée, David LaChapelle s’inscrit dans l’association des étudiants d’arts et à l’École des arts visuels. Parallèlement, il est serveur au mythique Studio 54, vit dans une auberge de jeunesse, fréquente les paumés, les drogués. Dès 1982, Andy Warhol, alors rédacteur en chef du magazine branché Interview, publie ses premières photos de nus anonymes. Il n’a alors que 19 ans. Warhol et le pop art vont profondément le marquer.

Aujourd’hui, il a photographié les plus grandes icônes (Marilyn Manson, Leonardo DiCaprio, Naomi Campbell, David Bowie, Smashing Pumpkins, Red Hot Chili Peppers, Jeff Koons, Tori Amos, Bjork, Madonna, Eminem… et la transexuelle Amanda Lepore qu’il présente comme sa muse), a fait les couvertures des plus grands magazines (Rolling Stone, Vanity Fair,…), réalisé des clips (pour Joss Stone, Amy Winehouse, Norah Jones…), des films documentaires (Rize), des publicités (H&M, Burger King’s, Desperate Housewives).

Ses photos se distinguent essentiellement par la vivacité de leurs couleurs (qui est obtenue au tirage, par l’utilisation de négatifs couleurs), des décors bariolés, par des mises en scène très soignées et pouvant être très importantes : un musée inondé, des maisons détruites, des carambolages de voitures, des ours… LaChapelle utilise très peu de trucages numériques.

«C’est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon de fabriquer le champignon et de l’asseoir dessus, que de le faire à l’ordinateur. De même si on veut mettre une fille nue et un singe en plein Time Square...».

Ses influences vont de la peinture baroque au pop art, en passant par le porno chic (abondance de corps nus). De ses années de galère, au début des années 80, il a extrait son style : monter des situations, rendre la vie artificielle, soigner ses décors dans les moindres détails. Tout cela vise à mettre à distance une réalité trop lourde à porter. Car s’il fait poser ses modèles dans des endroits pas toujours idylliques, immeubles délabrés, fast-food, salle d’accouchement, bureau, étal de viande… l’objectif est unique : exalter la beauté et le glamour.