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Marie Laurencin

Marie LAURENCIN

C'est d'abord par la poésie que Marie Laurencin parvient à faire la connaissance d'Apollinaire et Picasso en 1907. Elle est aussi ,tout comme Georges Braque, élève de l’Académie Humbert.

Elle expose au Salon des Indépendants à partir de 1907 des portraits, autoportraits et groupes de personnages influencés par le Cubisme. Elle réalise sa première vente l’année suivante : «groupe d’artistes» acheté par Gertrude Stein.

En 1908, elle tombe amoureuse d'Apollinaire, et avec lui du petit monde du "Bateau-Lavoir", cet immeuble de planches de la rue Ravignan à Paris où Picasso, Braque, Apollinaire, Gertrude Stein et Kahnweiler vivent et travaillent. Peintres et poètes s’y influencent les uns, les autres dans de grandes discussions en cette période charnière entre Fauvisme et Cubisme. Cependant, elle garde son indépendance, sa spécificité, observant l’agitation sans vraiment y prendre part. Celle que l'on surnomma plus tard la « Dame du Cubisme » apporte à ce milieu masculin une remarquable touche de féminité.

En 1912, Marie Laurencin se détache de Guillaume Apollinaire et rompt avec Lui. Il écrira « Ouvrez-moi cette porte où je frappe en pleurant » et « Nous ne nous verrons plus sur terre ».

Le 22 Juin 1914, elle épouse le Baron Otto von Wätjen. Le couple s'exile en Espagne dès la déclaration de guerre et y restera jusqu'en 1920. Durant ce temps d'exil, Marie Laurencin s'associe avec des artistes et compose des poèmes. C'est avec un profond chagrin qu'elle apprend la mort de Guillaume Apollinaire en 1918. "Les masques sont silencieux, Et la musique est si lointaine, Qu'elle semble venir des cieux, Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine, Et mon mal est délicieux"...(Marie). En 1920 elle est de retour à Paris et reprend une grande activité artistique. Elle divorce de son mari von Wätjen en 1921.

Marie Laurencin illustra de nombreux ouvrages (Verlaine, Gide, Lewis Carroll) et réalisa de multiples gravures. Elle conçut également des décors pour les Ballets russes (les Biches, 1924) et la Comédie-Française (À quoi rêvent les jeunes filles?, 1928). Elle continuera à peindre affirmant toujours ce style fait de douceur et de féminité, et à écrire jusqu'à sa mort en juin 1956. Elle est enterrée au cimetière du Père Lachaise dans une robe blanche tenant dans une main une rose et dans l'autre une lettre d'amour de Guillaume Apollinaire.