David McDermott et Peter McGough se rencontrent au début
des années 1980 à New York. Proches de Julian Schnabel,
ayant fréquenté Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat,
ils prennent rapidement part à l'effervescence de la scène
artistique new-yorkaise de l'époque.
Refusant de souscrire à la « théorie biblique
du temps linéaire » et donc de se laisser enfermer
dans le cadre contemporain du temps, McDermott & McGough en
dépassent les frontières et en rejettent le principe
de divisibilité chronologique : ils considèrent
que toutes les époques coexistent dans le même temps,
établissant un lien simultané entre passé,
présent et futur. Ils choisissent ainsi de vivre pleinement
dans l'époque qui leur convient le mieux : l'époque
victorienne, entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle.
Ensemble, ils mènent des « expériences sur
le Temps » à New York et à Dublin. Vivant
et travaillant dans des intérieurs équipés
uniquement d'objets authentiques du siècle dernier, vêtus
de fracs et guêtres chinés ça et là,
ils se présentent comme de véritables dandies, avec
la même élégance et le même esprit d'impertinence.
Comme leur mode de vie, l'œuvre tant photographique que
peint de McDermott & McGough illustre ce refus total de vivre
dans notre « présent ». Leur constant souci
d'authenticité se retrouve dans les sujets et styles qu'ils
ressuscitent, dans l'antidatation de leurs œuvres en conformité
avec la scène représentée, comme dans les
techniques et supports de leur création : peintures à
l'huile sur toile de lin, photographies prises avec un appareil
début de siècle, tirages cyanotype, palladium ou
gomme bichromatée...
Source : Dossier de Presse de la Galerie Jérôme
de Noirmont