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Laurent Pariente, Esquisse Sans titre, musée Bourdelle,
Paris, 2006
Crédits photo : Mairie de Paris - Musée Bourdelle
- © Laurent Pariente |
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Laurent Pariente développe depuis la fin
des années 1980 une œuvre qui convoque à la fois
la peinture, la sculpture et l’architecture, de ses premières
plaques de zinc gravées qui ont inauguré la relation
de l’artiste au mur, jusqu’aux structures recouvertes
de craie qu’il élabore aujourd’hui. Ses constructions
éphémères sont bâties à la mesure
du lieu qui les accueille et ne peuvent s’appréhender
dans leur globalité. Faites de parois hautes, ouvertes de
passage, ces structures prolifèrent dans l’espace,
le cloisonnent et sollicitent à travers leur dispositif une
prise de conscience du lieu.
A l’occasion de sa première exposition
dans un musée parisien (musée Bourdelle, 2006), Laurent
Pariente présente un ensemble d’œuvres inédites,
une construction, un choix de plaques de métal gravées,
des autoportraits gravés sur aluminium ou exécutés
sur papier à la mine de plomb.La construction créée
pour le musée occupe les quatre salles en enfilade des anciens
ateliers situés au cœur des bâtiments. A partir
d’un module géométrique simple qu’elle
reproduit, juxtapose jusqu’aux limites du lieu qui la circonscrit,
cette construction s’ordonne en un réseau oblique de
cellules, de passages, de couloirs où alternent plafonds
et puits de jour. Des portraits, bustes et masques de Bourdelle
viennent ponctuer un itinéraire à inventer. Le visiteur
désorienté s’expose au choix réitéré
des seuils à franchir, s’immerge dans la blancheur
qu’anime la lumière jouant sur le velouté des
parois de craie.
Un ensemble de plaques de métal (aluminium,
laiton, cuivre) de format imposant, gravées à la pointe
sèche est présenté dans les salles jouxtant
le hall des plâtres. Inscrites dans la continuité des
séries précédentes ces plaques s’en distinguent
par leurs vernis de diverses couleurs. Lieu premier de surgissement
de la lumière, elles en demeurent le terrain d’expérimentation.
De conception récente, les Autoportraits
sur aluminium verni associent la technique utilisée pour
les plaques de métal au tracé des Autoportraits exécutés
à la mine de plomb. Dans ces Autoportraits – présents
dans l’œuvre de Pariente depuis ses débuts –
des entrelacs montrent ou laissent deviner en filigrane la trace
du visage.
Source Musée Bourdelle, exposition 2006
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Expositions personnelles
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2006 - Musée Antoine Bourdelle, Paris
2006 - Galerie Frank, Paris
2005 - Stellan Holm Gallery, New York
2004 - Galerie Frank, Paris
2003 - Quelques cabinets d'amateurs, FRAC Picardie, Amiens
2001 - Galerie Saint-Séverin, Paris
2000 - Galerie cent8, Paris
1999 - Salle de Bains, espace alternatif, Lyon
1998 - Galerie cent8, Paris
1997 - Le Creux de l'Enfer, centre d'art contemporain, Thiers
1996 - The Henry Moore Institue, Leeds
1993 - Galerie de l'ancienne Poste, Le Channel, Calais
1992 - Galerie Jean-François Dumont, Bordeaux
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