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Gilles PERRIN

Photographe professionnel depuis 1973, spécialiste du grand format, grand voyageur, il a entrepris une série de portraits qui l’a entraîné de la Chine et du Tibet à l’Egypte en passant par le Pérou, l’Ethiopie, le Mali, le Niger, l’Egypte, le triangle d’or, l’Irlande et la France.

Gilles Perrin travaille avec une chambre 4x5 sur un pied et les sujets posent. Il utilise un film instantané noir et blanc, positif négatif qui lui permet de donner l’image à la personne photographiée tout en gardant le négatif. Il institue un rituel par la méthodologie propre au grand format ; un échange est ainsi organisé à travers l’acte photographique dans le non-dit de la prise de vue. Ce rituel qui lie l’interaction humaine à l’acte photographique est primordial pour lui.

«Je suis un photographe du patrimoine humain sous toutes ses formes et je cherche une vision signifiante de mon environnement. Devant la multitude d’images qui nous entourent, mes images se veulent en opposition à un simple esthétisme, superficiel et de lecture facile, loin des truismes photographiques. J’essaie de montrer une certaine réalité en accord avec ma vision et mes émotions. Mon travail est une construction consciente pour témoigner de la condition du monde qui m’entoure à contre-courant de la photographie de consommation.»

Ses portraits sont régulièrement exposés en France et à l’étranger, accompagnés de publications. Quelques éditions entre autres : Mon Egypte édition Lattès, texte de Naguib Mahfouz, Portraits de ville portraits de cœur pour la ville de Bobigny, Portraits de Chine avec Polaroïd France, Le guide des artisans d’art de Paris aux éditions Alternatives, Parcours sans titre, mémoire du bassin minier éditions l’Inattendu.

Après avoir enseigné à l’Université Paris VIII pendant 20 ans, il transmet maintenant son savoir-faire à l’école de l’image des Gobelins à Paris.

A propos du portrait photographique :

«Cela fait longtemps que je me questionne sur la signification émotionnelle de l’acte photographique et je pense que réaliser une photo, notamment un portrait, c’est faire coïncider deux actions en une, la rencontre et le témoignage.»

«Faire un portrait c’est donner une identité à la personne photographiée tout en conservant une certaine réalité à un moment donné dans un lieu précis. L’appareil photo, à travers sa capacité testimoniale, est l’outil qui permet de traduire une vision intime d’un sujet, de fixer une relation photographié-photographiant. C’est aussi, pour le photographe, la possibilité d’exprimer sa vision, son ressenti, sa compréhension d’une personnalité, de révéler l’identité profonde de la personne avec qui il a désiré établir une relation photographique.»