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  Willy Ronis  
     
  Naissance 1910
  Lieu Paris
  Courant Photographie
     
     
 
 

Place de la Bastille, Paris 1957. Photo Willy Ronis
© Willy Ronis

     
 

Les parents de Willy Ronis ont fui les pogroms et sont venus s’installer en France. Sa mère est pianiste. Son père, travaille tout d’abord dans un studio photo, puis ouvre son propre studio boulevard Voltaire. Willy Ronis a 16 ans quand son père lui offre son premier appareil photo. Pour sa première photo, il photographie la Tour Eiffel.

Il débute comme photographe en travaillant dans le magasin de son père. Lorsque celui-ci tombe malade en 1932, il prend la relève. Aux photographies conventionnelles et commerciales, il préfère les œuvres des photographes humanistes américains qui témoignent du sort des pauvres.

Il commence à photographier les rues de Paris. Il s’intéresse également aux gens simples, comme les clochards sous les ponts (Sous le Petit Pont, 1934) ou des ouvriers la nuit, à la lumière d’un brasero. Homme de terrain, il photographie, dès 1934, les manifestations ouvrières, la Fête de l’Humanité à Garches, le 20e anniversaire de la mort de Jean Jaurès...

Mais les affaires vont mal. Son père décède en juin 1936 et Willy Ronis abandonne le magasin à ses créanciers. Il déménage alors avec sa famille au 117 boulevard Richard-Lenoir dans le 11ème arrondissement. Un mois plus tard, Willy Ronis est au défilé du 14 juillet à la Bastille. Il prend une petite fille, le poing levé, sur les épaules de son père. La photo paraît dans L'Humanité marquant ses débuts dans le métier de photographe indépendant.

Jusqu’à la guerre, Willy Ronis parcourt Paris, accumulant des archives. Il aime photographier les gens mais, timide, il ne s’approche jamais beaucoup, ne les prend pas de face. Il aime particulièrement les personnages isolés dans une foule, un peu mélancoliques, comme cette fille dans le métro aérien (1939).

Pendant la guerre, Willy Ronis fuit Paris. Il franchit clandestinement la ligne de démarcation en 1941 et rejoint Nice. Il fait la connaissance de Jacques Prévert et noue une grande amitié avec l'écrivain. Ce dernier lui consacre d'ailleurs un poème : "Les mystères de la chambre noire".

A la fin de la guerre, Willy Ronis rentre à Paris. Il reprend tout de suite son appareil et photographie le retour des prisonniers en 1945 ou la joie des parisiens le jour de la Victoire. Il rejoint le Groupe des XV et l'agence Rapho fondant ainsi l'école humaniste française avec d’autres photographes comme Robert Doisneau ou Izis. Il effectue plusieurs expositions en France et à l'étranger ainsi que de multiples reportages.Willy Ronis se lance dans le reportage et acquiert sa notoriété en réalisant des sujets «sociaux » sur les luttes ouvrières et la vie quotidienne des Français.

Willy Ronis habite toujours dans le 20e arrondissement de Paris. Il est l’un des derniers grands maîtres de la photographie encore vivant.

     
  Il a dit
"Je suis un Parisien heureux d'être intoxiqué par sa ville. Je travaille beaucoup, j'expose en France et à l'étranger. Je vois des tas d'amis. J'imaginais terminer mes jours en faisant des photographies comme un simple amateur. Je me trompais : le métier ne me lâche pas. C'est sans doute ce qui pouvait m'arriver de mieux."
     
  Sources & liens

France 3
L'internaute