Fils d'un général russe, Nicolas
de Staël s’exile avec sa famille en Pologne en 1919.
Rapidement orphelin, Nicolas de Staël est confié à
une famille Bruxelloise en 1922. Dans les années 30, il étudie
à l'Académie royale des sciences et des arts de Belgique
puis voyage à travers l'Europe.
Arrivé en France en 1938, Nicolas de Staël
étudie la peinture auprès de Fernand Léger.
Il peint alors des natures mortes et des portraits. Il rejoint la
Légion étrangère en 1939 et est démobilisé
en 1941. Il part s'installer à Nice. Il y réalise
des toiles au réalisme dramatique représentant sa
vie et son caractère tourmentés. L’artiste cherche
à découvrir l'essence profonde de la nature et du
réel. Cette réflexion le mènera naturellement
jusqu’à l'abstraction.
Installé à Paris en 1943, l’artiste
mène une vie pauvre et se consacre pleinement à la
peinture abstraite. Il rencontre Braque cette même année.
Une première exposition en 1944 avec Kandinsky
et Magnelli attire sur lui l’œil de la critique. La mort
de sa femme en 1946 le plonge dans une période sombre faite
de doutes et de misère. L'abstraction le délivre temporairement. Alors que Nicolas de Staël connaît un
grand succès aux États-Unis et en Angleterre au début
des années 50, une dépression le force à s'isoler
dans le sud de la France à partir de 1953. Nicolas de Staël
se suicide à Antibes en 1955. |