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Michel Verjux

Michel VERJUX

Portes, de 1984, appartenait à la première génération des travaux de Michel Verjux. Le projecteur à découpe devient ensuite son principal instrument. La technologie de pointe, utilisée dans les “poursuites” de théâtre, lui permet d’exercer des choix très précis dans les qualités picturales de la lumière. Les blancs qu’il en tire, loin d’être uniformes, cernés d’un halo bleuté à peine perceptible, jouent sur les transparences, les lactescences et la vibration naturelle du médium.

C’est une position que l’on pourrait placer dans la filiation des œuvres historiques de Robert Irwin (voir les Metal And Plastic Discs des années 1963-1966). Si on considère les artistes jouant sur la relation ambiguë peinture et lumière (James Turrell), la pratique de Michel Verjux est dépouillée de tout artifice : ni pigment, ni illusionnisme perceptif.

Avec un instrument quotidiennement utilisé par les gens du spectacle, avec l’unique figure du disque qu’il cale, multiplie ou scinde et l’intelligence de l’espace investi, se développe une œuvre picturale et spatiale, vivante ludique infiniment variée. Dans le cas de Poursuite en angle, fragmentée sur trois plans, de 1989, la pièce peut être installée dans des lieux divers. Seule la configuration du support qui reçoit la lumière crée la spécificité formelle de l’œuvre.