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Dans les années 60, il étudie l’histoire
de l’art à l’Université de Columbia, tout
en participant à des mouvements d’art conceptuel et
en s’initiant à la photographie en autodidacte. A partir
de 1974, après l’obtention de son doctorat, il enseigne
dans une école d’art à Halifax, puis à
l’Université de Vancouver.
A l’occasion d’un voyage en Europe,
en 1977, il découvre la peinture de Vélasquez et la
réflexion sur la représentation qu’elle implique.
Mais, prenant conscience que la matière picturale provoque
un effet anachronique chez le spectateur d’aujourd’hui,
tant la peinture est désormais absente du quotidien, il décide
de reprendre et de traiter les grands problèmes picturaux
traditionnels par des moyens en adéquation avec notre époque,
« up-to-date », projet qu’il commencera
à réaliser l’année suivante.
Ainsi ses photographies font-elles souvent référence
à des toiles célèbres de Manet mais aussi de
Delacroix, Géricault, Watteau… Les tirant d’abord
sur papier transparent de grand format, puis les posant sur un tissu
blanc pour accentuer leur luminosité, il les place ensuite
dans un caisson à éclairage électrique.
Ce dispositif procure à son travail un caractère
spectaculaire. Il restitue, selon lui, à la photographie
la prestance et le rayonnement que la peinture a perdus, et permet
à ses images de rivaliser avec l’efficacité
visuelle de la publicité omniprésente.
Ainsi, la photographie lui fournit un moyen d’être « le
peintre de la vie moderne », comme il y insiste en citant
Baudelaire.
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