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  Erwin Wurm
     

Fat Car, 2001
© Osterreichischer Skulpturenpark

Exposition Moca Lyon, 2007

  Naissance 1954
  Lieu Bruck an der Mur, Autriche
  Etudes Kunstakademie, Vienne
  Lieu de travail Vienne
     
     
 

Drôles immédiatement accessibles, les oeuvres d'Erwin Wurm jettent un trouble sur notre quotidien poour en souligner les codes, les angoisses et les absurdités.

Wurm en allemand signifie "ver" et l'oeuvre de l'artiste autrichien Erwin Wurm s'insinue effectivement comme un ver dans le fruit de la société contemporaine, ou encore dans le fromage dégoulinant d'angoisses et d'absurdités des petits faits triviaux du quotidien.

 
 
 
 
 
 
 
     
 

"Je m'intéresse à la vie de tous les jours. Tous les matériaux qui m'entourent peuvent être utilisés, aussi bien que les objets, les sujets impliqués dans la société contemporaine. Mon travail parle de l'être humain dans toutes ses dimensions : physique, spirituelle, psychologique et politique", écrit l'artiste.

Erwin Wurm est le fils spirituel et matériel des extravagances Dada, de Fluxus et de Joseph Beuys. Quoiqu'il fasse, il se réclame toujours de la sculpture et de ses principes fondamentaux : vide, volume, poids, équilibre... Sculptant la masse des idées reçues et des normes en cours, aussi bien que les objets de consommation courante, les corps humains, ou encore le temps et ses formes éphémères.

Ses toutes 1ères oeuvres sont à peine visibles : des traces de poussières dans les rues des grandes villes, des sculptures de vêtements sans présence humaine, et plus tard des mises en scènes filmées ou photographiées où des individus ont maille à partir avec leurs vêtements. Dans la vidéo 13 pull-overs, un acteur enfile des pulls jusqu'à la limite de l'étouffement. Wurm crée de la tension, des postures quasi chorégraphiques, des équilibres et des déséquilibres, de l'absurde et de l'étrangeté.

Plus connues, mais tout aussi ténues, sont ses One Minute Sculptures. Le corps de l'artiste lui-même ou celui de volontaires deviennent ici les matériaux de sculptures humoristiques et éphémères : une femme haut perchée sur un balais, une autre écrasée par une valise, un homme en équilibre précaire sur deux ballons, un banquier avec des asperges dans les narines, une jeune fille émergeant d'un sac de voyage... Autant d'attitudes sculpturales absurdes qui provoquent de petits dérapages et narguent l'esprit de sérieux.

Jouant avec le ténu et la fragilité, Erwin Wurm peut tout aussi bien s'amuser avec "l'énaurme", le gonflement du réel, sa distorsion et sa caricature dans des figures grotesques (cf. L'Homme qui a avalé le monde). Lecteur boulimique de philosophie et de sciences humaines ou dures, Erwin Wurm interroge les fondements du savoir et la relativité de la connaissance. Parmi ses oeuvres les plus connues, la Fat Car et la Fat House, objets hybrides entre technologie et biologie, représentent deux idéaux ordinaires de nos sociétés outrés ici jusqu'à la bouffonnerie symbole de surconsommation et de trop plein de richesses.

Par le vide ou le trop plein, mais toujours avec beaucoup d'humour, Erwim Wurm s'inquiète et inquiète le réel, le trouble et le tord, élabore ses oeuvres comme autant de symptômes des angoisses ou des malaises d'aujourd'hui, des petits tracas de la ménagère jusqu'aux grandes questions politiques et philosophiques contemporaines.

Source : article paru dans le journal Le Petit Bulletin

     
     
  Il a dit
"La Fat Car et la Fat House lient ensemble la technologie et la biologie, avec une référence à Erich Fromm selon qui nous représentons aussi ce que nous possédons et pas seulement ce que nous sommes".
     
  Anecdote
     
  Liens Web Le site Web d'Erwin Wurm