| |
L'expression "Arte Povera"
est utilisée pour la première fois en septembre 1967
par le critique d’art Germano Celant pour intituler une exposition
présentée à Gênes. Elle emprunte le prédicat
pauvre à une pratique théâtrale expérimentale.
On a souvent suggéré qu’il s’agissait
d’utiliser des matériaux pauvres, comme des objets
de rebus ou des éléments naturels.
C’est un art qui se veut foncièrement
nomade, proprement insaisissable. Néanmoins on peut tenter
de dénombrer les artistes italiens qui ont participé
à cette expérience, essentiellement entre 1966 et
1969 : Giovanni Anselmo, Alighiero Boetti, Pier Paolo Calzolari,
Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario Merz, Marisa Merz, Giulio
Paolini, Pino Pascali, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto
et Gilberto Zorio ; sans oublier le critique d’art qui a formulé
et diffusé la ligne théorique d’Arte Povera,
Germano Celant.
"Etre un artiste Arte Povera, c’est
adopter un comportement qui consiste à défier l’industrie
culturelle et plus largement la société de consommation,
selon une stratégie pensée sur le modèle de
la guérilla".
Source
: Centre Pompidou - Dossier Arte Povera |