| |
A l’occasion de sa rencontre avec le musée
Bourdelle Sarkis présente dans les espaces qu’il a
choisi d’investir un ensemble d’œuvres inédites.
Sarkis renonce cette fois aux objets de son « trésor
» constitué et s’approprie les salles et les
œuvres de Bourdelle, selon différents modes, en contrepoint
de l’oeuvre du sculpteur. Comme il aime le faire, Sarkis invite
à ses côtés deux jeunes artistes, Patrick Neu
et Jean-Marie Perdrix.
L’artiste a conçu pour Le Hall des
plâtres une installation dans l’espace, Inclinaison.
Très spectaculaire, cette oeuvre prend en compte le lieu
dans sa globalité et aborde, notamment par une interrogation
sur l’échelle, à l’aune du Centaure mourant
(1914), figure récurrente dans l’œuvre de Bourdelle,
la problématique de la sculpture.
Un film inédit, Au commencement, la lumière,
de 6’ réalisé en 2003 est projeté dans
la salle adjacente. En écho discret à l’atelier
de son hôte, ce film évoque l’atelier de Sarkis
et montre en négatif couleur les objets comme délivrés
de leur pesanteur.
Les quatre salles en enfilade situées au
cœur du musée abritent une œuvre conjuguant sculpture
et peinture, 41 bombes d’aquarelles et leurs sucriers ; sur
quatre tables de bois sont posés quarante et un bocaux de
cinq litres remplis chacun d’aquarelle pure de couleur différente,
et quarante et un sucriers en porcelaine de Limoges dont les couvercles
sont placés à proximité. Chacun de ces sucriers
présente le résidu séché d’une
infime touche de pigment déposée dans l’eau
à l’aide du pinceau.
La salle de l’extension accueille un environnement sonore,
La Vallée des Cloches (Miroirs, N°5), pièce pour
piano de Maurice Ravel. Sarkis sollicite également l’odorat
: le visiteur évolue dans les effluves d’un parfum
que dispense Pénélope (1912) de Bourdelle. |