L'ARGENT
- FRAC Ile-de-France, Paris
- jusqu'au 17 août 2008
Dans une époque où la question de la rentabilité économique est omniprésente, dans l’art comme ailleurs, cette exposition propose un état des lieux non exhaustif de démarches artistiques qui, du début du 20ème siècle à nos jours, ont interrogé la place de l’argent dans nos sociétés.
Avec le développement d’un capitalisme industriel débridé, ancré dans une croyance tenace en la toute puissance des marchés, l’art n’est plus seulement une valeur-refuge, non plus qu’un refuge esthétique. Il participe en effet du capitalisme financier, il en est un des symptômes quand ses retours sur investissement sont encore plus rapides que certaines actions cotées en bourse.
Dans ce contexte, il est logique de faire entendre les voix, singulières ou collectives, d’artistes dont l’activité peut être soumise aux fluctuations boursières.
L’exposition L’Argent est construite autour de 3 sections complémentaires. Dans un 1er temps, l’exposition donne à voir «une base de données historique», idéale et modeste, transformable et photocopiable, pour n’écarter aucune «œuvre majeure», que très peu de musées ont les moyens d’emprunter (Edouard Manet, Une botte d’asperge – Marcel Duchamp, Chèque Tzanck – Andy Warhol, Billets de deux dollars).
- > Cao Fei
- > Nicole Eisenman
- > Société Anonyme
Expositions récentes au Plateau :
Puis l’exposition marque un temps d’arrêt sur les années 70/80, période durant laquelle les artistes décident d’infiltrer le réseau institutionnel pour mieux dénoncer les transactions tacites qui s’y tiennent quotidiennement (Les ready-mades appartiennent à tout le monde ®, L’Agence – Orlan, Le baiser de l’artiste – Gilles Mahé, Gratuit).
Enfin, dans une 3ème et dernière partie, le Plateau est investi par des productions spécifiques, réalisées in situ, afin de questionner, aujourd’hui en 2008, cette référence unique et ô combien universelle qu’est l’argent (Société Réaliste, Olga Kisseleva, Annette Messager).
Lien : Site du FRAC Ile-de-France