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Après avoir participé aux Ateliers
Internationaux du Frac des Pays de la Loire en 2001, Philippe Jacq
revient au Frac du 14.03 au 29.04.2007. Il présente salle
Mario Toran, une œuvre acquise par le Frac en 2002, la Bike’s
Gallery.
Le travail de Philippe Jacq se situe à la
lisière entre les arts plastiques et le cinéma, entre
l’appropriation d’un champ par l’autre. Par l’intermédiaire
de projets mixtes, l’artiste se plaît à partir
de tableaux par exemple, à construire des images qui relèvent
à la fois de la peinture et du cinéma.
Artefact hybride, la Bike’s Gallery se trouve
être constituée de vélos conçus comme
des sculptures mobiles et évolutives, chaque pièce
se voulant être pensée comme un appareil de productions
aux fonctions spécifiques. La Bike’s Gallery, galerie
modulable et itinérante réalisée en 1998 au
cours d’un séjour à Montréal, s’apparente
à une sculpture métallique composée de plusieurs
éléments de bicyclettes.
Cette pièce de la collection du Frac des
Pays de la Loire s’active et se réactive en fonction
d’opportunités et de contextes parfois inattendus voire
inopinés. D’un format qui tient à l’événementiel,
on peut la voir évoluer aussi bien dans l’effervescence
de la rue que dans le cadre d’une exposition dont elle est
l’initiatrice. Son principal champ d’action est celui
des manifestations politiques, dans lesquelles elle s’immisce
et se glisse : elle y devient alors un support à une libre
expression proposé au tout venant, l’inscription de
slogans ou de textes...
Vagabonde, la Bike’s Gallery s’invite
aussi dans des galeries ou procède à des vernissages
pirates devant des lieux institutionnels de l’art, mimant
le parasitage et la perturbation.
A la fois concept et objet loufoque, cette galerie
mobile développe dans son fonctionnement toute une mise en
scène, des attributs et un imaginaire... Ce médium
d’un nouveau type est le prétexte à la confection
de tracts, d’accessoires, de vêtements et de dessins.
De l’ordre du work in progress, la Bike’s Gallery génère
de l’activité, de la même manière qu’elle
circule et se déplace. La pièce de Philippe Jacq donne
lieu à tout un archivage des traces de son parcours et de
ses apparitions, par le biais de coupures de presse, d’extraits
de reportages télévisés, de films vidéos...
Acteur et témoin circonstanciel, elle constitue
dans le même temps un support et une toile de fond. Quand
elle s’expose, la Bike’s Gallery donne à voir
la mémoire de ses pérégrinations, de ses présentations
et de son univers en transformation.
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