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Jean Isnard : Du virtuel au concret
Les lemniscates et les cycloïdes explorent
les possibilités de variations à l’infini de
la ligne fermée, comme si, en se fermant sur elle-même,
la forme avait ouvert un infini.
Une recherche qui crée des formes à partir de l’ordinateur
: des formes virtuelles clonées, symétrisées,
renvoyant à une certaine dualité ; dualité
dansante, des mains qui se lient, des menottes qui se délient,
une répétition de deux notes pour chercher une nouvelle
symphonie, une nouvelle rythmique pour des entrelacs d’aluminium,
de résine…
Chantal Mennesson |

© Jean Isnard |
Fabrice Vallon : S’allonger, s’apaiser,
laisser défiler l’entremêlement des idées…
Les pensées nocturnes, entre éveil
et rêveries, sont celles qui lient, dans une étrange
logique, réalité et fantaisies. Car la nuit est ce
moment privilégié où les images du récent
passé se superposent, donnant naissance à une réflexion
imagée. Le décor du quotidien se fragmente alors et
devient lexique de l’ imagination, de la création.
C’est par ce processus que Fabrice Vallon a réalisé
Noche. Il capture les images de son environnement quotidien qu’il
rassemble et assemble.
Ces superpositions eviennent, ensuite, les notes
d’une mélodie aux harmonies aussi douces que stridentes,
dont il se sert pour ses performances. Les modèles nus et
endormis sont installés sur un lit blanc afin que leur peau
devienne , le temps de la projection, l’écran réceptacle
du monde de l’artiste. Fabrice Vallon saisit alors ce spectacle
et nous le reconstitue par ses photographies. |

© Fabrice Vallon
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