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  12ème Documenta Kassel
  jusqu'au 23 septembre 2007
   
 

La 12ème Documenta de Kassl a ouvert ses portes le 16 juin et ce pour cent jours. Elle se veut provocante, belle et politique.

La Documenta, une des plus grandes expositions d'art contemporain au monde, veut provoquer un choc esthétique et intellectuel.

 
 
 
 
 
   
 

Le rendez-vous, qui se déroule tous les 5 ans depuis 1955, déploie jusqu'au 23 septembre plus de 500 oeuvres de 113 artistes sur les trois lieux habituels et aussi dans une serre construite spécialement.

"La Documenta peut être un pas pour encourager les gens, le grand public, à accepter la force et l'intelligence en eux", a expliqué le commissaire de l'exposition, Roger M. Buergel, un Allemand de 44 ans. Il a voulu encourager le beau. Pour lui, l'approche de l'art ne doit pas être qu'intellectuelle, mais aussi sensuelle. La ville s'est embellie d'un champ de coquelicots rouges d'une artiste croate, et, sur une colline du parc du château, d'un champ de riz du Thaïlandais Sakarin Krue.
Mais le beau doit servir de médiateur à des thèmes d'ordre politique, comme la mondialisation, les inégalités, la guerre, la drogue, car la Documenta se veut un forum d'art politique. Avec l'artiste béninois Romuald Hazoumé, par exemple, qui expose une grande barque rafistolée, "en signe de deuil pour toutes les familles d'Afrique qui ne savent pas où sont les corps de leurs fils partis sur des embarcations illégales pour l'Europe".

Une autre ligne directrice de cette 12ème édition est la provocation. Comme celle d'inviter au temple de l'art contemporain un cuisinier, l'Espagnol Ferran Adria, mondialement connu pour sa gastro-science Tout aussi surprenante est l'action de l'artiste chinois Ai Weiwei, dont l'oeuvre consiste à inviter 1001 Chinois originaires de tous les milieux et de toute la Chine, à venir à Kassel.

Une interrogation centrale concerne par ailleurs la modernité. "La question est de savoir ce qui est perçu comme actuel et non pas la date de réalisation", estime Buergel. Il a donc introduit de l'art ancien à la Documenta. Ainsi, une peinture du XIVe siècle d'un artiste persan où un fleuve peint dans le style chinois traverse un paysage persan est une illustration très actuelle de la mondialisation, selon le commissaire.

Les 17.000 m2 d'exposition sont répartis entre le Fridericianum, la documenta-Halle et la Neue Galerie. Roger Buergel a fait construire pour sa 12e édition une serre de 9.500 m2, le "pavillon Aue" du cabinet d'architectes français Lacaton & Vassal. Un clin d'oeil à la première Documenta de 1955. Elle avait été créée en annexe d'une exposition de plantes sous serre pour montrer 670 oeuvres d'art bannies par les nazis car considérées comme "dégénérées".

L'art contemporain était arrivé avec la deuxième édition, en 1959, avec Chagall, Kokoschka, Nolde et plus de 380 autres. 1968 avait été marquée par le montée du Pop-Art et 1972 par l'artiste politique allemand Joseph Beuys. Le nombre de visiteurs a rapidement augmenté, atteignant les 600.000 en 1992. La Documenta a été dirigée pour la première fois par une femme, Catherine David, en 1997, et par un Africian, le Nigérian Okwui Enwesor, en 2002.

   
   
  Lien : le site Web de la Documenta