Fauves Hongrois Musée Matisse

MUSEE MATISSE, Le Cateau-Cambrésis

À Céret, au Cateau-Cambrésis et Dijon, une exposition inédite : La découverte d’artistes hongrois précurseurs.

Une sélection a été réalisée parmi les œuvres de l’exposition hongroise par les trois musées partenaires, Céret, Dijon et Le Cateau-Cambrésis, pour présenter aujourd’hui les œuvres les plus emblématiques du fauvisme hongrois. Initiée par la Hongrie, cette exposition a pour but de présenter et de faire connaître au public français le travail de ces jeunes artistes, pour la plupart encore méconnus en France, qui révolutionnèrent la peinture magyare au contact des nouveaux courants picturaux du XXe siècle, en particulier le Fauvisme, et qui ouvrirent la voie aux différentes Avant-Gardes européennes.

Pour la 1ère fois, sont exposés en France, 116 peintures et 44 dessins des artistes hongrois qui ont révolutionné l’art de leur pays avant la première guerre mondiale au contact des nouveaux courants picturaux du début du XXe siècle, en particulier le Fauvisme. Le désir des jeunes artistes hongrois était alors, d’aller chaque hiver étudier à Paris -même s’ils devaient y vivre dans la misère-, puis de peindre en été dans le village d’artistes de Nagybánya et d'exposer à l'automne à Budapest.

Les artistes comme Czóbel, Berény, Perlrott Csaba ou Bornemisza fréquentent, à Paris, les Académies Julian, Colarossi et, entre 1908 et 1910, l’Académie Matisse. Ils découvrent les musées, les galeries Durand-Ruel et Vollard, ainsi que Gauguin, Seurat et Van Gogh. Surtout, ils sont mêlés à l’aventure des artistes fauves français, exposent au célèbre Salon d’Automne de 1905 dans la salle contiguë à celle des Fauves et reviennent dans leur pays avec des peintures qui provoquent une véritable «révolution» parmi les autres artistes hongrois. Les tableaux explosent de couleurs vives, éclatantes, «fauves». Les artistes conquièrent une liberté d'expression qu’ils associent à la tradition naturaliste hongroise. L'art hongrois, s’ouvre à une nouvelle créativité.

Le début du siècle, la Hongrie est marqué par un essor général et un grand développement de ses relations culturelles avec la France. Ces années 1900 voient se multiplier, à Budapest, d'importantes expositions qui révèlent au public hongrois les plus grands maîtres de l'art français contemporain, de Manet à Van Gogh, en passant par Degas, Seurat, Matisse, Cézanne et Gauguin.