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Depuis une quinzaine d'années,
le travail de Philippe Mayaux, né à Roubaix en 1961,
s'inscrit avec continuité dans une pratique picturale aux
multiples styles et aux références tant historiques
que contemporaines.
Son approche de l'art, qui semblerait immédiate
étant donné l'impact visuel de ses tableaux aux couleurs
souvent criardes, puisant dans la mécanique sexuelle, est
un éloge du motif pictural, entre Duchamp et Picabia. |
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Lauréat du Prix Marcel Duchamp,
Philippe Mayaux propose « À mort l'infini »,
une occupation originale de l'Espace 315 en deux mouvements simultanés,
nous faisant passer de la guerre à l'amour, de la raison
aux chimères ou de la science à la fiction. Un parcours
construit sur la notion très picturale du contraste simultané
que produit la réunion des contraires.
C'est donc sous l'influence de la dualité
et dans un climat de paradoxe que Philippe Mayaux recevra le visiteur.
Se prêtant au jeu des trucages, et puisque « la peinture
est chimérique », Philippe Mayaux fabrique des images,
des sculptures et des machines à voir apparemment séduisantes
mais toutes aussi menaçantes. Plongé dans une scénographie
déroutante, le visiteur achève son parcours par une
vision de l'infini qui ne renvoie l'homme qu'à sa finitude.
À mort l'infini. L'ambition du Prix Marcel Duchamp est d'encourager
toutes les formes artistiques nouvelles qui stimulent la création
contemporaine, et de confirmer la notoriété d'un artiste
résidant en France, travaillant dans le domaine des arts
plastiques et visuels.
« La question de la peinture ne devrait même
plus se poser maintenant, ni celle du beau, du reste. Quand on me
parle de bien peint, de mal peint, j'ai l'impression de me trouver
dans un salon des métiers d'art et des poussières
en compagnie de barbus aigri-sonnants ou pas d'ailleurs. »
Source : Centre Pompidou |