Jin-me Yoon Centre Culturel Canadien

Centre Culturel Canadien, Paris

Dans le cadre de la programmation officielle des Rencontres Internationales Paris-Berlin-Madrid 2008, le Centre culturel canadien présente la première exposition personnelle en France de la photographe et vidéaste Jin-Me Yoon, artiste canadienne issue de l'immigration coréenne.

Dans une grande partie de son œuvre, où elle se sert souvent de son corps comme sujet, Jin-Me Yoon aborde des constructions, des représentations et des récits sociaux et historiques liés aux questions d'identité. L'artiste utilise une variété de références populaires, de références tirées de l'histoire de l'art et un humour subtil pour explorer comment les représentations que véhicule son corps fonctionnent dans un contexte tendu traversé par de complexes enjeux politiques et sociaux.

Cette exposition est centrée sur une pièce importante du corpus récent de Jin-Me Yoon, The Dreaming Collective Knows No History (2006), une œuvre vidéographique percutante. Cette exposition est organisée en partenariat avec la galerie Catriona Jeffries de Vancouver et Art-Action à Paris.

L’exposition Passages through Phantasmagoria est centrée sur deux pièces importantes du corpus récent de Jin-Me Yoon, «The Dreaming Collective Knows No History» (2006) et «As It Is Becoming» (2008). Œuvre vidéographique percutante, «The Dreaming Collective…» montre l’artiste rampant dans les rues de Séoul en Corée. En rabattant la verticalité de la ville à gratte-ciels et des êtres humains bipèdes sur le plan horizontal, Jin-Me Yoon propose un rapport étonnant à l’environnement construit de la ville et au corps humain.

On voit dans cette œuvre la propagation fluide du «progrès» et du pouvoir ainsi que le rythme frénétique de la production et de la consommation, rendus momentanément immobiles par l’arrêt des images au cours de la vidéo. Créée en Corée et au Japon et présentées parallèlement à Paris et à Vancouver (chez Catriona Jeffries Gallery), «As It Is Becoming» considère la question de la sécurité des frontières, de l’insécurité des individus et de la relation ambiguë du citoyen dans son rapport à l’identité nationale. Dans cette série de vidéos présentées dans une installation complexe qui donne une importance cruciale à la question du point de vue, la silhouette de l’artiste, souvent méconnaissable, apparaît dans des mises en scène évoquant des contextes de combat, d’évasion ou de tentatives de survie.