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  Biennale d'art contemporain de Lyon 2007
  du 19 septembre 2007 au 6 janvier 2008
   
 

Pour mieux montrer l'art tel qu'il est en train de se faire, la Biennale joue à déterminer dès aujourd'hui la production artistique qui fera date demain. D'où le titre "L"histoire d'une décennie qui n'est pas encore nommée".

A ce pari ambitieux, l'exploration de l'art des années zéro du XXIème siècle, répond un dispositif original, avec des règles inédites de sélection conférant à l'ensemble un air de grand jeu d'enquête. Stéphane Moisdon et Hans Ulrich Obrist, les coordinateurs de cet évènement, ont choisi de constituer deux cercles de "joueurs". Ils ont ainsi laissé à une cinquantaine de spécialistes du monde entier, auteurs, critiques d'art ou commissaires d'exposition, le soin d'inviter un artiste, selon eux emblématique de la décennie. "Nous avons souhaité nous trouver dans une position d'étonnement, comme le public. Finalement, nous présentons une liste d'artistes pour la plupart peu connus, n'ayant jamais participé à une biennale et n'ayant pas à leur actif de grandes réalisations", expliquent ainsi les deux maîtres d'oeuvre du projet.

Sur le terrain, les duos commissaire-créateur sont installés dans des espaces similaires, sur un pied d'égalité pour contribuer à l'écriture de cette histoire à plusieurs. Mais de la "cité volante" de l'architecte argentin Tomas Saraceno, au long corridor noir évoquant un ascenseur descendant dans une mine du Sud-Africain James Weeb, en passant par les nombreux travaux vidéos et projections, dont deux longs-métrages du cinéaste chinois Jia Zhang-Ke - Lion d'or de la Mostra de Venise en 2006 - , la diversité des modes d'expression offre à chacun sa propre lecture.

 

   
 

En parallèle, un 2nd cercle d'une dizaine d'artistes est incorporé au jeu. Ceux-ci produisent des oeuves visant à qualifier la décennie à leur manière, parfois inattendue.

Telle est la trame globale de cette biennale, à découvrir au fil des quatre lieux d'expositions disséminés dans la ville : la fondation Bullukian s'associe cette année aux incontournables Sucrière, Institut d'Art contemporain de Villeurbanne et MOCA de Lyon.

Sur les trois sites principaux, des visites en petits groupes sont proposées pour partir en mode accompagné à la rencontre des oeuvres. Les enfants sont les plus gâtés, avec non seulement des visites-découvertes, mais aussi des visites-ateliers "Bac à sucre" animées par une artiste. Elles allient une découverte de l'univers des artistes exposés et un atelier de création. Les plus mordus peuvent même fêter leur anniversaire à la Sucrière, tandis que la biennale pense aussi aux adultes en proposant, les week-ends, des parcours animés d'une heure et demi. Au menu, une sélection d'oeuvres à découvrir sur un mode interactif avec d'autres visiteurs et la complicité d'un médiateur. Autre proposition inédite : goûter au trop rare privilège de naviguer sur le Rhône et la Saône en empruntant la navette fluviale gratuite mise en place entre la Sucrière, le MOCA et la fondation Bullukian pour découvrir la biennale au fil de l'eau.

Source : article paru dans le magazine "A nous Lyon" - #61