Mark Brusse Laac Dunkerque

LAAC Dunkerque

Ni prétentieuse ni prise de tête, la rétrospective de Mark Brusse, sculpteur, peintre et graveur né aux Pays Bas en 1937, est jovialement exigeante. Joviale : l’artiste choisi des objets immédiatement identifiables - chaises, sabots (hollandais bien sûr!) morceaux de bois peints, tissus, papiers d’emballages, photos, et les combine avec un discret humour à de mystérieuses choses soigneusement manufacturées comme ces deux portiques en bois laqué vert auxquels une caisse en bois naturel de près de deux mètres de long est suspendue par deux crochets. Exigeante : chaque oeuvre peut apparaître comme une courte fable.

Elle fait resurgir les failles où la vie semble se perdre pour malicieusement rejaillir. Avec peut-être cette idée que l’art, ça ne peut pas être mieux que la vie. Ca doit juste, mais totalement, absolument, aider à mieux appréhender la vie, à mieux aimer.

Nous sommes donc bien loin des arrogantes et médiocres torpeurs estivales de bien des manifestations d’art contemporain. Les espaces pas trop grands et lumineux du LAAC de Dunkerque se prêtent particulièrement bien à la découverte des sculptures et des collages de Mark Brusse, porté par une juste jouissance à transmettre, à partager. Avec l’humilité de celui qui espère que ce qu’il donne à voir à du sens, puisque c’est quelque chose de ses rêves, de sa vie.

Article écrit par Simien Célicole