FRAC Bourgogne

FRAC BOURGOGNE, Dijon

Il s’agit de la première monographie consacrée à Tere Recarens (née en 1967 à Arbúcies, Espagne) dont la vaste production, qui échappe volontairement à toute tentative de limitation par un corpus, explore l’espace ambigu qui unit et sépare l’art du non-art.

Entre le livre d’artiste et le catalogue d’exposition, cette publication, dans laquelle l’artiste s'est autoproclamée Sportkünstlerin (artiste sportive), vise à rendre compte dans sa dynamique visuelle, son iconographie et ses textes – ceux de l’artiste, de Chus Martinez et Mari Laanemets - d’un travail reposant davantage sur les circonstances et l'énergie du geste, le défi et la réactivité que sur l’anticipation : «Rien d’étonnant donc – écrit Chus Martìnez – à ce qu’une bonne partie des solutions de Tere Recarens joue sur l’idée de l’impossibilité. Non pas une impossibilité de résoudre l’œuvre, mais une impossibilité à la concevoir comme étant le résultat final d’un cumul d’attentes par rapport à l’artiste et à sa capacité de réponse».

Pour Tere Recarens l’art est indissociable de la vie et son exposition est le fruit de deux séjours effectués au Mali en 2008 et en ce début d’année 2009. L’artiste est partie à la découverte de la signification de son prénom pour les Bamanan, l’ethnie majoritaire de ce pays. Le mot “tere” y renvoie à une composante de la personnalité, une sorte de karma.

Partant de là, Tere Recarens a construit pour l’exposition un espace où se mêlent images et objets, qui donnent à partager ses expériences personnelles tout autant que sa découverte du pays. Le titre de l’exposition «maa tere manalen» signifie en substance «quelqu’un ayant un tere allumé».