GRAND PALAIS

Confrontation sans équivalent dans le monde, MONUMENTA invite chaque année un artiste d’envergure internationale à investir les 13 500 m² et les 35 mètres de hauteur de la Nef du Grand Palais, avec une oeuvre inédite, conçue spécialement pour cet espace. Les trois premières éditions de MONUMENTA ont suscité l’enthousiasme, attirant en moyenne 150 000 visiteurs en cinq semaines. Confiée en 2007 à l’allemand résidant en France, Anselm Kiefer, en 2008 à l'américain Richard Serra, puis au français Christian Boltanski en 2010, c’est à Anish Kapoor, l’un des artistes majeurs de sa génération, qu’il a été, cette fois, proposé de se confronter à la Nef.

MONUMENTA marque le retour d’Anish Kapoor à Paris, trente ans après sa première exposition dans la capitale. Il est considéré comme l’un des plus importants sculpteurs d’aujourd’hui. Son travail a profondément renouvelé l’étendue des possibilités de la sculpture contemporaine tant par sa maîtrise de l’échelle monumentale que par la sensualité colorée et l’apparente simplicité qui se dégagent de ses oeuvres. Celles-ci contribuent à la fascination qu’elles exercent sur tous les publics comme le montre, par exemple, le succès populaire du Cloud Gate de Chicago.

Né en 1954 à Bombay, il est installé à Londres depuis le début des années 1970. Son travail a rapidement gagné une considération internationale célébrée par de nombreux prix dont le fameux Turner Prize qu’il remporta en 1991. Sa démarche fit depuis l’objet de nombreuses expositions personnelles dans les musées les plus prestigieux du monde dont le Guggenheim, le Louvre, la Royal Academy, la Tate Modern, etc. Il lui a été récemment commandé de concevoir le signal marquant les prochains Jeux Olympiques à Londres, une sculpture de 116 mètres de haut intitulée « Orbit ».

L’oeuvre qu’il prépare pour MONUMENTA est décrite ainsi par l’artiste : « Un seul objet, une seule forme, une seule couleur ». Il ajoute : « Mon ambition est de créer un espace dans l’espace qui réponde à la hauteur et la lumière de la Nef du Grand Palais. Les visiteurs seront invités à entrer dans l’oeuvre, à s’immerger dans la couleur et ce sera, je l’espère, une expérience contemplative et poétique ». Conçue avec les technologies les plus audacieuses, l’oeuvre ne s’adressera pas au seul regard mais invitera le visiteur à faire une découverte sensorielle et mentale globale. Défi technique et poétique sans équivalent dans l’histoire de la sculpture, cette oeuvre remet en question ce que nous croyons savoir de l’art, de notre corps et de notre vécu le plus intime, de nos origines. Spectaculaire et profonde, elle répond à ce que l’artiste considère être l’enjeu de son travail : « Parvenir par des moyens strictement physiques à proposer une expérience émotionnelle et philosophique inédite ».