Nathalie Talec Mac Val Vitry-sur-Seine

MAC/VAL, Vitry-sur-Seine

Cette 1ère rétrospective pour cette artiste française née en 1960 retracera une aventure artistique de 30 ans de création. Non chronologique, non exhaustif, ce parcours rassemblera une trentaine d'oeuvres (dessins, photographies, sculptures, performances, projets...) comme autant de marqueurs fictionnels, d'embrayeurs narratifs, d'amorces et de leurres. Oeuvres historiques, réactualisations, nouvelles productions seront réunies dans un dispositif inédit, un décor qui fait oeuvre, empruntant à certains codes cinématographiques et à l'imagerie industrielle.

Le grand froid, les flocons de neiges, les aurore boréales, les chansons comme des ritournelles, la science pour de faux, les bois du cerf.

Ces trois dimanches, hivernal, boréal et sentimental qui lui sont consacrés, verront des invités de tous genres qui parleront, performeront, chanteront et de toute évidence se feront complices de l'oeuvre de Nathalie Talec. Explorateurs, performers, critiques, chanteurs, sculpteur sur glace, spécialiste de la culture Inuit viendront habiter ces trois dimanches d'hiver...

«Le froid m'a longtemps préoccupée, en qualité d'intrigue / Récits d'explorateurs polaires, contes enfantins... Il devenait sujet et dictait l'ordre des fictions. Le froid est un état d'abstraction : la neige en est une de ses manifestations, légère et molle par opposition au givre ou au gel. Le froid n'est pas une métaphore de la mort (comme chez Dante), ou de l'enfer, il est un état de fixité, qui arrête le temps, et donne une durée à l'objet.

C'est un état de pause - comme la pause vidéo. C'est un état de sensation : il se mesure aux frissons ou à la gelure. C'est un état de dualité : il brûle quand il est trop fort (sous la glace, le feu). C'est un état d'absorption : il absorbe les sons, les odeurs, les formes. Et c'est aussi un état des choses, qui se mesure à l'aide du mercure du thermomètre...»