Albert Oehlen, Musée d'art moderne Paris

MUSEE D'ART MODERNE, Paris

L’ARC organise, à la rentrée 2009, une exposition Albert Oehlen, un des peintres allemands les plus significatifs de sa génération. Conçue en étroite collaboration avec l’artiste, elle présente «sa propre histoire de l’abstraction», en confrontant une série de peintures et de dessins récents, inédits pour la plupart, à un ensemble d’oeuvres des années 1980 et 1990.

Depuis ses débuts, Albert Oehlen interroge et expérimente les multiples possibilités de la peinture. Dans l’esprit Punk, il revendique d’abord une «mauvaise peinture» réalisée, en apparence, sans la moindre technique. Dans ses premières toiles abstraites conçues à la fin des années 1980, compositions et formes semblent toujours répondre à des logiques contradictoires et déstabilisent toute interprétation. Le passage à l’abstraction et son développement que souligne ici la mise en perspective de peintures anciennes et d’une série récente, repose les questions traditionnellement associées à cette évolution : l’abstraction peut-elle être considérée comme l’aboutissement logique d’une oeuvre? Peut-elle être autre chose que le résultat d’une pratique méthodique? Quelle évolution possible pour une oeuvre abstraite?

Les tableaux créés depuis 2007 marquent un tournant dans la démarche d’Albert Oehlen. L’artiste déclare désormais ne plus vouloir peindre que ce qu’il trouverait réellement merveilleux. Couleurs transparentes, rapidité du geste, les oeuvres de grands formats jouent sur une proximité formelle avec l’expressionnisme abstrait. Dans certains tableaux, des affiches transparaissent sous la peinture gestuelle. Leur graphisme tronqué conserve une présence irritante contrebalancée par la vivacité des couleurs et une étonnante force de séduction.

Né en 1954 à Krefeld en Allemagne, Albert Oehlen vit et travaille entre la Suisse et l'Espagne. Il a collaboré régulièrement avec différents artistes tels que son frère Markus Oehlen, Martin Kippenberger, Georg Herold ou Werner Büttner.

Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions internationales, dont plusieurs rétrospectives, à la Whitechapel de Londres et à la Galerie Arnolfini de Bristol en 2006, au MOCA de Miami en 2005 et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne en 2004.

On peut également citer ses expositions personnelles au Musée Capodimonte de Naples en 2009, à la Kunsthalle de Nuremberg en 2005, à la Sécession de Vienne en 2004.