Mam St Etienne Comby

MAM St-Etienne

Pour la cinquième édition de "Local Line", série d’expositions consacrée aux artistes installés sur notre territoire, nous avons choisi de présenter trois univers "en décalage".

En effet, nous pourrions dire que les œuvres de Stéphane Bonjour, Mathilde Comby et Sylvia Marquet, chacune à leur manière, en s’inscrivant dans la réalité pour nous la donner à voir autrement, abordent le chaos d’un monde en décomposition. Bien que les questions qui préoccupent ces trois artistes soient moins formelles que sensibles, les images et les objets s’assemblent dans leurs œuvres selon des modalités d’enchevêtrement, de juxtaposition, et de collusion.

Le monde n’a rien d’un monolithe, l’histoire n’est pas linéaire, et la globalisation n’a pas – encore – imposé une vision uniforme. Et c’est le propre de l’artiste – et la force symbolique de l’art – que de jouer avec les composantes du monde pour en proposer des assemblages inédits.

SYLVIA MARQUET - "De la destruction des images" est extrait du titre d’un dessin de Sylvia Marquet ; détruire les images en les décontextualisant et en les rassemblant pour en créer, par association mentale et formelle, une nouvelle, plus complexe, plus déroutante.

STEPHANE BONJOUR - S’il y a chez Stéphane Bonjour la volonté de réaffirmer le statut d’image fixe de la peinture, et d’envisager son travail comme "un arrêt sur image, une pause dans le flux continuel de l’information", il n’en reste pas moins qu’il nous livre lui aussi par la diversité des images convoquées, par les jeux de superposition et d’effacement, des images complexes.

MATHILDE COMBY - Face à cette profusion d’images et leur hypercirculation, au "Je raconte une histoire" de Sylvia Marquet ou au "carambolage" de Stéphane Bonjour, Mathilde Comby répond par une attitude vitaliste et positiviste : celle de la "conscience".