Exposition, Palais de Tokyo, Paris

SUPERDOME

Le Superdome est un stade mythique: construit en 1975 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), il a accueilli de nombreux Super Bowls (la finale du championnat de football américain), un concert des Rolling Stones, le pape Jean-Paul II, la Convention Républicaine et les réfugiés de l’ouragan Katrina. Paradoxal, le Superdome jette un pont entre le divertissement le plus grand et la détresse absolue.

S’inspirant de cette logique additionnelle et schizophrénique d’un «I can get no satisfaction» et d’un «Notre Père qui êtes aux cieux», Marc-Olivier Wahler propose SUPERDOME, une nouvelle session réunissant cinq expositions personnelles oscillant entre spectacle et vanités, décibels et prières, high-tech et chaos, dans la continuité du programme d’expositions testant la notion d’élasticité de l’œuvre d’art entamé au Palais de Tokyo avec Cinq milliards d’années.

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Fabien Giraud et Raphaël Siboni "Last Manoeuvres in the Dark"

Depuis 2007, Fabien Giraud et Raphaël Siboni travaillent ensemble sur divers projets artistiques tout en poursuivant simultanément leur pratique personnelle.

Ils partagent une attirance pour les pratiques communautaires, le mauvais goût et les différentes formes de sous-culture. Mêlant airsoft, tuning, punk hardcore et Guinness des records, le travail de Fabien Giraud et Raphaël Siboni se situe à la limite entre art, culture pop et ‘entertainment’. Alliant le vernaculaire à la consommation de masse, le folk au pop, leur pratique tend à produire des objets et des événements complexes, souvent spectaculaires, qui questionnent la possibilité d’une subjectivité contemporaine.

Par des processus d’hybridation et le reparamétrage de pratiques issues de la sous-culture pop, Fabien Giraud et Raphaël Siboni explorent et dérèglent ces croyances en des puissances artificielles, allant de la ‘Force’ du côté obscur au Pogo Straight Edge, en passant par les concours de Tuning SPL.

Leur travail consiste à amplifier ces rituels contemporains, produisant des formes aberrantes et boursouflées, vision futuriste angoissante d’un entertainment culturel généralisé qu’ils préconisent.

A voir également :

> Jonathan Monk, "Time Between Spaces"

> Arcangelo Sassolino "Afasia 1"

> Daniel Firman "Würsa (à 18 000 Km de la terre)"

> Hôtel Everland