Centre Pompidou Nolde

CENTRE POMPIDOU, Paris

Le Centre Pompidou consacre, à partir du mois de novembre, une exposition sans précédent aux liens des arts visuels et de la danse, depuis les années 1900 jusqu'à aujourd'hui. « Danser sa vie montre comment ils ont allumé l'étincelle de la modernité pour nourrir les courants majeurs et les figures qui ont écrit l'histoire de l'art moderne et contemporain.

Sur plus de deux mille mètres carrés, l'exposition illustre son propos par les œuvres des figures artistiques du 20ème siècle, des mouvements fondateurs de la modernité, ainsi que par les recherches des artistes et danseurs contemporains.

À travers un parcours en trois actes, elle montre l'intérêt commun de l'art et de la danse pour le corps en mouvement. Révélant cette face cachée des avant-gardes et cette source vive pour l'art contemporain, « Danser sa vie » fait dialoguer toutes les disciplines, des arts plastiques – jusqu'à la vidéo contemporaine – et de l'art chorégraphique.

Un vaste choix de peintures, de sculptures, d'installations, d'œuvres audiovisuelles et de pièces chorégraphiques, témoigne de leurs échanges incessants, d'un dialogue parfois fusionnel.

La danse, entre explosion de vie dionysiaque et art apollinien de la forme, a été au centre de la révolution moderne. Avec ses pionnières, Loïe Fuller et Isadora Duncan, avec le génie d'un Nijinsky, une rupture radicale a eu lieu dans l'art du corps en mouvement, art de l'espace et du temps. Ce tournant a eu une influence décisive dans l'évolution des arts visuels. « Danser sa vie » trace une histoire discontinue, avec de constants dialogues entre l'art moderne et l'art contemporain, afin de remonter à cette source de la danse, aujourd'hui revivifiée par les artistes contemporains. Mettre en lumière la danse comme « une face cachée des avant-gardes » et tisser des arabesques dans le dessin historique qui relie le passé au présent : ce désir n'a fait que se renforcer, alors que le monde de la danse vient de perdre des figures aussi essentielles que Pina Bausch, Merce Cunningham ou encore Kazuo Ono.