Villa Arson Millan Torres

VILLA ARSON

"Aequador" de Laura Huertas Millán est conçue comme la remontée d'un fleuve amazonien traversé par des constructions modernistes abandonnées tels les souvenirs d'une civilisation du futur déjà engloutie.

"Ici, là-bas et Lisboa" de João Vieira Torres ausculte le corps d'un être aimé grâce à une caméra thermique. La peau devient une carte et la parole incarne le récit d'une ville sublimée par son abstraction. Le premier film marque par son traitement spectaculaire de la nature, tandis que le second, beaucoup plus intime, fonctionne comme une introspection poétique et mystérieuse.

Ces oeuvres ont pour point commun les fantasmes générés par des paysages réels ou imaginaires

Laura Huertas Millán est née en 1983 à Bogota (Colombie). Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris (avec les félicitations du jury) et du Fresnoy, Studio national des arts contemporains. Ses films, documentaires expérimentaux, questionnent le statut et l’ontologie des images, souvent à travers des thématiques liées à la violence. Depuis 2009 elle réalise une série de travaux autour de la notion d’exotisme, dont « Sin Dejar Huella » (2009), « Voyage En La Terre Autrement Dite » (2011), « Orénoque » (2011) et « Aequador » (2012). Son travail a été montré en France (LAM Villeneuve d’Ascq, Galerie Edouard Manet Gennevilliers, biennale Mulhouse 010, divers festivals dont le FID Marseille 2012 et 2010 ou Traverse Vidéo, entre autres) et en Amérique Latine (En Colombie : MAMBO, ciclo nuevas propuestas de l’Alliance Française, La Redada ; MAC Santiago de Chile ; Université de la Plata, Argentine…).

João Vieira Torres est né au Brésil en 1981 où il vit jusqu'à l'âge de 17 ans dans le Nord de l'Amazonie. Il s’installe à Miami puis à Paris en 2002 où il entreprend des études pratiques et théoriques, conjointement en arts plastiques et en art dramatique. Il obtient son Master en photographie/vidéo à L'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) à Paris, puis intègre pour deux ans la résidence du Fresnoy. Sa pratique prend des formes très diverses : séries photos, vidéos/films, performances… partant de réminiscences provenant pour une grande part de la culture dans laquelle il a baigné dans son pays d’origine. Réminiscences mises en abyme par les expériences qu’il a accumulées à l’étranger, le recours au basculement du réel dans la fiction étant un moyen pour lui de se distancier de ces expériences et de les faire partager (Ici, là-bas et Lisboa 2012 ; La Bibliothèque, la nuit 2012 ; Nursery Rhymes 2009/2010 ; Y a pas de problème hôtel 2009/2010 ; Les 48 heures 2006 ; 2+1 2011-06 …).